Du Bureau des Droits Humains des FMA

Du Bureau des Droits Humains des FMA Le 13 février 2009, s'est conclu à Genève la quatrième session de UPR (Révision Périodique Universelle) dans laquelle ont été examinés 16 Pays.
UPR est un nouvel organisme du Conseil des Droits Humains, établi par l'Assemblée générale (résolution 60/251) le 15 Mars 2006 dans le cadre de la Réforme des Nations Unies.
Tous les 4 ans un État membre des Nations Unies (192 états) doit passer à travers ces révisions. Tous les ans sont examinés 48 États lors de trois sessions d’une durée de deux semaines chacune.
L'examen se déroule en plusieurs phases : d'abord l'État est examiné pendant trois heures, par un “groupe de travail” (formé des Pays du Conseil des Droits Humains). Le résultat est un document qui regroupe les recommandations et les engagements de l'État. Le document sera voté dans une des sessions du Conseil des Droits Humains au cours de l'année.
Les Organismes non gouvernementaux vous un statut consultatif (comme l'Institut des FMA et le VIDES) ne peuvent pas participer à ces séances avec la possibilité d’un rôle ‘actif'
Dans cette dernière session voici les Pays qui devaient se présenter : Allemagne, Cuba, Chine, Jordanie, Mexique, Canada, Fédération Russe, Arabie Saoudite, Bangladesh.
Grandes sont les attentes pour le type de Pays qui se présentait, grande l'attente de qui travaille avec moi dans le Bureau des Droits Humains.
Et grande a été notre perplexité… Ce qui a été affirmé avec beaucoup d’assurance de la part de quelques-uns de ces Pays sur l'observance des droits humains, sur la situation de pleine jouissance de ces droits de la part des citoyens, s'accompagne mal avec ce qui se vit dans ces Pays.

Donnons un exemple en nous référant en particulier à un de ces Pays : la Chine.
Dans son rapport national il est fait remarquer que le Gouvernement chinois a encouragé et a supporté l'implication de la société civile dans les activités liées aux Droits Humains, comme la peine de mort qui est étroitement contrôlée et est appliquée avec une extrême circonspection. La torture est explicitement prohibée par une série de lois internes et par une liste de règlements successivement promulgués dans les années les plus récentes ; ensuite, la Constitution chinoise donne à chaque citoyen la possibilité de croire ou non en n'importe quel type de religion, tant est que dans la République Populaire il y a au-delà de trois mille organisations ou groupes religieux reconnus comme indépendants. Enfin, même la liberté de presse et d'information a été développée, particulièrement dans les zones d'extrême pauvreté et dans celles habitées par des minorités ethniques. Comme ultime référence, en relation avec la protection des droits des groupes spéciaux, le Rapport National rappelle l’égalité entre les hommes et les femmes comme politique de base de la République Populaire, le système législatif développe la protection des droits des enfants et le Gouvernement pousse au développement des zones habitées par des minorités.

Dans la présentation du rapport national il n'a pas été fait mention du Tibet. On a souligné en particulier la réalisation des objectifs du millénaire surtout en ce qui concerne la réduction de la pauvreté.

Les Pays qui ont demandé d'intervenir étaient environ 150, mais seulement une soixantaine ont eu deux minutes chacune pour pouvoir intervenir.
En général la Chine s'est attirer les félicitations de nombreux Pays, en particulier de ceux dont ils bénéficient du point de vue économique. Beaucoup ont demandé de partager les expériences économiques et sociales en particulier en ce qui concerne la santé, l'éducation et l’habitat.
Malgré le `pluie' d'éloges, une douzaine de Pays occidentaux ont réussi à faire entendre leur voix pour évoquer quelques nombreuses violations aux droits humains : la pratique de peines de mort sur lesquelles peu d'informations sont disponibles, les programmes de rééducation à travers le travail, les arrêts arbitraires, la liberté des media, les droits des minorités, la question du Tibet.

À ces critiques le rapporteur a répondu que les Gouvernements de ces Pays ne savent pas ce que signifie promotion, développement et défense des Droits Humains en Chine et a refusé catégoriquement les critiques occidentales sur la situation au Tibet en les jugeant ‘politisées'.
Dans la XIe session du Conseil des Droits Humains juin, ce sera à la société civile (ONG) à prendre la parole sur l'examen de tout ceci et d'autres Pays : peut-être les résonances auront’elles un ton divers.

Pour qui est intéressé par ce qui ont été dit sur les autres Pays examinés, nous donnerons volontiers les informations demandées soit sur ce qui a été dit sur ces Pays s, soit sur les interventions des autres Pays et des Ongs.
L'adresse : droits.humains@salesienne.ch 

Soeur Maria Grazia Caputo
Responsable du Bureau des Droits Humains à Genève

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