Pour se rappeler et remercier

Pour se rappeler et remercier

 Padoue (Italie).   Sœur Maria Rossi et Sœur Gemma Gioco de la communauté de Padoue dans la Province triveneta S. Marie D. Mazzarello (ITV), partagent avec nous l'expérience vécue avec un groupe d'immigrés provenant de la Moldavie : «Tout a commencé le 26 février 1999, le soir d'un vendredi de carême froid et pluvieux. Alors que la Communauté, termine le Chemin de Croix et va vers le réfectoire pour le dîner, se sont présentées à la conciergerie six personnes moldaves : cinq femmes et un homme. Ils avaient une expression souffrante de personnes humiliées. Ils étaient dans silence. Ils ne savaient pas l'italien. Avec l'aide de Sœur Paola Stevanin qui connaissait le français -deux moldaves le parlaient bien- nous avons réussi à comprendre qu'ils n'avaient plus rien, qu'ils voulaient travailler pour maintenir leur famille et qu'ils avaient un besoin immédiat  d'être logés. Dans les institutions de Padoue dédiées à l'accueil des étrangers, il n'y avait plus de place. Après un premier temps de stupeur, de perplexité et d'impuissance de la part de toutes, quelques sœurs, dont Sœur Rita Rampazzo alors économe de la maison, se sont mobilisées et ont préparé une accueil d'urgence. Heureusement elles ont pu préparer l'hospitalité dans les lieux, ce jour-là non utilisés, de l'école.
Le dimanche, vu que le jour suivant il y avait école, ils fallaient vider les lieux en ne sachant que faire, nous avons vécu un moment d’angoisse. Entre temps Sœur M. Fiore Ceccada, qui fréquente la paroisse S. Camillo, connaissait quelques familles particulièrement sensibles aux problèmes de l'accueil. Elle a commencé à téléphoner en mettant, en peu de temps, un réseau imprévu de solidarité. Quelques familles, avec une extraordinaire et évangélique hospitalité, ont accueilli les immigrés chez elles et chez des amis et connaissances. Quelques sœurs, selon le temps et les compétences, se sont prêtées pour servir les repas, pour enseigner l'italien, pour expliquer les pratiques bureaucratiques, pour trouver et servir de médiatrices auprés des familles disponibles, pour gérer les premières ressources; Après seulement 15 jours, les six personnes moldaves, avaient toutes un travail avec vivres et logement.

Successivement, chaque dimanche-leur jour libre-, ils se retrouvaient à Don Bosco -leur famille, disaient-ils- et ils manifestaient aux sœurs une infinie et émouvante reconnaissance. Le 27 février 2000, premier anniversaire de leur arrivée, ils préparèrent et offrirent à la communauté un déjeuner selon la tradition moldave.
Dix ans après, le dimanche 22 février après-midi, les six personnes moldaves : Nina avec son mari Valentino, Sofia, Olga, Sofia et Nina, sont retournées à Don Bosco pour exprimer leur reconnaissance. Accueillis par la responsable Sœur Giordana, de Soeur Gemma Gioco et des sœurs qui les avaient connues, ils étaient tous présents, certains même avec les familles qu’entre-temps, ils avaient réussi à rallier. Etaient aussi invitées les personnes de la Paroisse qui les avaient accueillies à leur arrivée. Pendant la fête, Viorica de 17 ans a raconté sa difficile intégration en classe. Dans la réflexion parmi d'autres, elle écrit : «Je pense qu'en pardonnant on est pardonné : je sais le faire, je l’ai déjà fait tant de fois, parce que, en ces 17 années, beaucoup ont déjà réussi à me faire du mal. Au fond de moi, je crois avoir pardonné et maintenant je n'éprouve de la haine pour personne». Et elle poursuit en disant qu’elle l’a appris de sa mère qui, elle, pardonne toujours «et pas seulement à moi. C’est elle qui, chaque soir m'appelle pour prier ensemble pour notre famille, pour les amis et les ennemis. C’est elle qui me recommande de dire la vérité, même si ça fait mal. C’est elle qui, lorsqu’elle me voit désespérée, me console et me dit de tenir dure et d'espérer en un jour meilleur».
Dans la rencontre, de nombreux témoignages rappellent que chaque jour il faut lutter contre les préjugés pour une complète intégration.
Pendant la fête, ont été rappelées avec reconnaissance les sœurs qui, alors, étaient à la porterie et qui maintenant sont au Paradis : Sœur Teresa Rossi et Sœur Giselda Novello. À la fin, la responsable de la communauté a encouragé les jeunes moldaves présentes à maintenir solide leur foi. Elle a offert à tous une image de Don Bosco avec la prière en son honneur qui, ensuite fut récitée ensemble. Enfin, un gai goûter, offert chez eux avec les signes de la fête de printemps selon la tradition moldave».

Ecris un commentaire
Il n'y a pas de commentaires pour cette entrée.
Soyez le premier à laisser un commentaire!

OK Su questo sito NON utilizziamo cookie di profilazione, ma solo cookie tecnici e/o per il monitoraggio degli accessi. Se vuoi saperne di più clicca qui. Cliccando sul pulsante OK presti il consenso all'uso di tutti i cookie.