Étranger ou frère ?

Étranger ou frère ? «Les migrants ont le droit de frapper à nos portes. Ça suffit de diaboliser et de criminaliser l’étranger. L'arrivée des migrants n'est certainement pas un danger. C’est se tromper que se retrancher dans ses murs».
C’est le commentaire Président du Conseil Pontifical de la pastorale des migrants, Mgr Antonio Maria Veglio, siuite à l'approbation en Italie de la loi qui criminalise l'immigration clandestine. Sans vouloir entrer dans des questions politiques qui concernent l'Italie, en tant qu’Institut religieux international, nous ne pouvons pas cependant ne pas dire que des décisions du genre nous laissent perplexes. Surtout pour le climat de méfiance et de peur excessive qui se crée.

Personne ne laisse sa patrie sans en éprouver de douleur, la plupart des migrants est forcée de laisser sa terre à cause de crises politiques et sociales. Pour beaucoup elle est la dernière possibilité de survie. Souvent ils fuient des situations de mort et pour cela, et seulement pour cela, ils risquent la prison, ou la détention dans des centres de premier accueil. Le “cas” italien est seulement l'occasion pour pouvoir réfléchir ensemble sur la peur du différent et sur l'excessive envie de s'enfermer dans ses sûretés qui frappent de nombreuses nations. Il nous semble qu'à ce point, nous ne pouvons pas nous taire. On ne peut pas considérer l'étranger comme un ennemi. Ce type de réglementation rend la vie difficile même aux réguliers. Ces règles rendront encore plus invisibles les plus faibles. Mais peut-être est-ce ce que veut la société opulente… ne pas voir qui souffre, ne pas voir la pauvreté, ne pas voir les faibles. On tourne le regard ailleurs, en endormant les consciences, dans la recherche d'un bien-être éphémère et égoïste. Ces lois frappent l'anneau le plus faible dans cette chaîne de mobilité ! Elle frappe celui qui fuit, mais on ne combat pas la criminalité organisée qui fait de l'argent en exploitant la souffrance d'autrui.

Qui partage les valeurs de l'Évangile, ne peut pas soutenir ce type d'attitude. Nous concluons comme le dit Mgr Veglio : «S'agit-il d'une invasion dont il faut se défendre ? Ou bien les pauvres ont-ils le droit, justement parce que pauvres, de frapper aux portes des sociétés aisées ?». Notre Institut tout au long de son histoire a toujours été proche des migrants, en les accompagnant souvent dans le difficile parcours d'insertion et d'intégration. Engagement que nous continuons à porter en avant avec passion et amour salésien, dans chaque partie du monde.

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5 commentaires
07/08/2009 - Sr. Franca

Grazie per questo articolo che fa riflettere. Verso dove stiamo andando? Ci orientiamo verso una società a misura della persona umana o a misura degli interessi di "alcune persone"? La voce dell'Istituto dà forza a tante altre voci; esprime un impegno condiviso, in sintonia con il carisma. Sr. Franca

07/07/2009 - Sr. Mercedes

Grazie! Ancora una volta la  nostra carità diventa  politica per accogliere e difendere le persone, allo stile di Gesù di Nazaret, per la sicurezza umana, intesa come protezione delle libertà vitali sia in Italia, in Spagna,in Francia, ... in tutto il mondo!!!
Giovanni Paolo II, 1995, affermava:" molte volte i paesi sviluppati utilizzano le immigrazioni indocumentate come fonte di mano d'opera economica"
Ci sarà qualche provvedimento amministrativo, a modo di ronde, per segnalare e difendere  i/le  indocumentati/e  che lavorano onestamente aiutando a vivere i nostri anziani, i diversamente abili, in lavori marginali, di rischio, sacrificando i rapporti familiari?

05/07/2009 - Angela

En definitiva el Señor cada día nos exige vivir los valores del evangelio, los valores que el mismo vivió no solo con sus conciudadanos sino con todos los que necesitaron de su amor...sería imposible como salesianas cerrar las fronteras de nuestro carisma!!! gracias por continuar con este compromiso salesiano en todos los sitios donde nos encontramos

05/07/2009 - graziella Curti

Grazie per aver scritto il pezzo sui migranti. Sono felice che il mio istituto prenda la parola per chi non ha voce. sr. graziella Curti

04/07/2009 - Sr Maria Vanda Penna

Grazie per aver messo in primo piano il "pezzo" sui migranti. Credo che dobbiamo farlo con molto coraggio, perché oggi è un andare contro corrente, come é contro corrente il Vangelo. Carissimi saluti. Sr Maria Vanda Penna


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