Vivre chaque jour dans l’espérance

Vivre chaque jour dans l’espérance Rome (Italie). «Ce que j’ai pu constater fin février au Japon, pendant ma visite aux régions frappées par le raz de marée, a dépassé l’imagination, même les scènes les plus cruelles qui sont passées sous nos yeux dans les journaux ou dans les vidéos pendant les jours qui ont suivi la tragédie ». C’est ainsi que Sr. Giuseppina Teruggi, Conseillère pour la Communication Sociale et Visitatrice de la Province Japonaise « Alma Mater », synthétise l’expérience de sa visite dans certaines zones particulièrement frappées, Ofunato et Rikuzentakada. « Désespoir et espérance ; destruction et dignité ; désert et renaissance : cela j’ai pu le percevoir dans une terre très belle, caressée par les ondes du Pacifique et devenue en quelques heures un immense amas de détritus. Cette terre dynamique, riche d’une abondante végétation et de maisons bien soignées, apparaît maintenant comme un immense espace privé de vie. Des 70 mille arbres plantés il ya 250 ans à Rikuzentakada, comme barrière aux « ondes anormales » qui se répétaient, après le 11 mars il n’en reste qu’un, un seul, devenu pour la population l’arbre de l’espérance, protégé et entouré d’attentions. Et c’est l’espérance qui est la force qui soutient tout un peuple, qui encourage la reconstruction, qui permet de travailler jour et nuit, sous la neige ou les rafales de vent, pour libérer de ses décombres les espaces encore envahis de détritus.
Une haute colonne en acier, maintenant repliée sur elle-même, soutenait l’horloge d’une place d’Ofunato : elle marque 15h 30. L’heure à laquelle les aiguilles se sont arrêtées pour toujours, en ce vendredi 11 mars 2011. L’épouvantable raz de marée précédé de fortes secousses du tremblement de terre s’est abattu avec une force indomptable sur les côtes et sur les terres de la zone Nord-est du Japon, provoquant des milliers de morts, de blessés, de dispersés et 240 mille personnes sans toit. Une tragédie aussi destructrice n’avait encore jamais été vue.
Cependant elle a fait fleurir la solidarité dans toute la nation japonaise et de toutes les parties du monde. Notre Institut aussi s’est engagé de façon significative et a appuyé les initiatives des diocèses et de la Province FMA du Japon par des aides concrètes aux régions sinistrées. En particulier, la Province japonaise a lancé l’initiative d’une chaine ininterrompue de solidarité par l’envoi de sœurs qui continuent d’être présentes pour prêter leur aide et redonner l’espérance. Un « fond de solidarité et d’assistance » ouvert dans la Province, accueille les contributions qui arrivent de diverses parties du monde et permet de se rendre présents avec des aides de différents genres dans les localités particulièrement touchées.
J’ai été impressionnée par le témoignage de réserve et de dignité des personnes. Je suis restée pensive en lisant les compositions des 80 enfants qui ont subi de graves dommages familiaux et personnels et qui ont exprimé des réflexions, des épreuves vécues, des sentiments très conscients mais remplis d’espérance. Kassai Kanaho, une fille de 13 ans, après avoir raconté sa douloureuse expérience, a écrit : « Je sais maintenant qu’il y a des personnes de tous les pays qui nous soutiennent de toutes leurs forces. Quand je perds patience dans le refuge qui nous accueille, en pensant aux personnes qui nous aident, je retrouve la volonté de me reprendre et de m’investir. Cependant, s’il vous plaît, aidez-nous encore un peu. Grâce aux personnes du monde entier, nous pouvons affronter cette période douloureuse. J’ai bien compris la Bonté des gens à l’occasion de ce désastre. A partir de maintenant je voudrais manifester ma reconnaissance à tous et quand viendra le moment, je veux moi aussi vivre pour les autres. Je garde confiance et pour cela je veux vivre chaque jour dans l’espérance ».
Yamauchi Tomoya, un enfant de six ans conclut sa composition : “Quand j’étais dans le gymnase de l’école j’ai reçu beaucoup de vêtements, de nourriture, de choses nécessaires envoyées par des gens de tout le Japon. Les militaires nous ont préparé la nourriture chaque jour. Des amis nous ont fait jouer. J’ai bien compris que beaucoup de personnes nous ont aidés. Quand je trouverai des personnes en difficulté, moi aussi je veux les aider. Quand je serai grand, je veux devenir un homme fort et bon ».
L’espérance reste vivante dans le cœur des gens, des adultes et des petits. Et le Japon continue à regarder vers l’avenir.

Galerie photos: Tsunami au Japon (2011)

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