Don Bosco à Rosarno entre solidarité et intégration

Don Bosco à Rosarno entre solidarité et intégration Rosarno (Italie). A Rosarno cette année la fête de Don Bosco a eu une saveur spéciale. Elle a été préparée et vécue sous le signe de la solidarité et de l'intégration.

Rosarno est une commune d'environ 16000 habitants de la province de Reggio Calabre. La communauté FMA est arrivée à Rosarno en 1945 ; actuellement elle se compose de 9 sœurs qui s'occupent de l'école maternelle, du centre de formation professionnelle, du patronage et des activités paroissiales.

Au mois de janvier tous les journaux et les télévisions du monde ont rapporté « les faits de Rosarno » arrivés le 7 janvier, jour où il y eut une révolte des immigrés qui ont réagi avec violence à une agression de la part de certains habitants du lieu. Pendant quelques jours cette petite ville a vécu des moments de grandes tensions. Beaucoup d'immigrés qui se trouvaient à Rosarno pour le travail de la récolte des agrumes, ont été chassés de la ville ; les habitants de Rosarno ont vécu la peur à certains moments de la révolte. Cependant après, quand la situation semblait être retournée au calme, certains ont commencé à réfléchir. Chacun essaie de comprendre qu'est ce qu'il aurait fallu faire pour éviter d'arriver à cette révolte. Les travailleurs immigrés sont à Rosarno depuis de nombreuses années. Il n'y avait jamais eu de tension avec les habitants du lieu, et les institutions, parmi lesquelles le monde de l'enseignement, travaillent depuis longtemps à l'intégration, avec diverses initiatives et projets. Mais quelque chose n'a pas fonctionné. Les travailleurs immigrés habitaient tous à la Rognetta, une sorte de bidonville, sans infrastructure. Maintenant il a été démoli. La ville essaie de réagir. Elle voudrait montrer au monde qu'elle n'est pas raciste mais qu'au contraire elle veut travailler à l'intégration et à la coopération.

C'est justement dans cette optique que le Lycée d'Etat R. Piria, la mairie de Rosarno, des volontaires du Service Civil, les Organismes solidaires, avec la communauté FMA, ont préparé la fête de Don Bosco.

Le matin du 30 janvier dans l'auditorium du Lycée a été organisée une rencontre « ensemble simplement » avec les lycéens, pour réfléchir sur ce qui est arrivé à Rosarno et chercher à comprendre quels pas on pourrait faire pour que ce qui est arrivé ne se renouvelle pas. On a invité sr. Léontine Sonyi de la République Démocratique du Congo, qui a parlé de son expérience de vie salésienne et surtout combien il est difficile au début, pour une personne qui arrive d'une autre culture, de s'habituer dans un pays étranger, quels sont les sujets qui font problème, mais elle a aussi présenté le coté positif de l'intégration et de la multiculture. Sœur Léontine s'adressant aux jeunes leur dit : « Vous êtes le moteur de la société, vous êtes le cœur du monde, si le cœur ne bat pas fort, tout se ferme. L'espérance pour construire ensemble est dans vos mains, comme Don Bosco l'a indiqué à ses jeunes ». Les intervenants des représentants des institutions ont souligné que certaines mesures, comme la régularisation des permis de séjour et des contrats de travail, l'aménagement des habitations des travailleurs immigrés, devaient déjà être appliquées et que maintenant c'est plus urgent que jamais. Les jeunes de l'école ont montré avec fierté ce qu'ils ont fait, sous l'impulsion de leur Proviseur pour chercher des chemins d'intégration.

A la fin de la rencontre ce pendant on n'était pas totalement satisfait. Tous, en conscience, savent qu'il y a encore beaucoup à faire. Jusqu'à ce que les immigrés soient des immigrés et non des « Rosarnesi », on ne peut pas parler de vraie intégration. Et chacun, personnellement en privé et pas seulement dans les manifestations publiques, doit s'interroger sur quel stéréotype s'appuie sa perception des étrangers dans son territoire et dans sa vie.

La fête de don Bosco a continué à l'oratoire et à la paroisse. Dimanche matin, le curé Don Pino Varrà, pendant l'homélie a dit que les désirs de paix et de solidarité peuvent se réaliser dans la mesure où chacun met sa propre volonté et ses propres actions concrètes à la réalisation de ses rêves. Autrement les rêves restent des utopies.

Après la messe un lancement de ballons de couleurs, auxquels chaque enfant avait attaché un cœur sur lequel étaient écrit une proposition et un désir, a été le signe de vouloir recommencer ensemble. Dans la soirée la fête a continué au patronage avec des chants et des danses. Don Bosco à Rosarno invite les jeunes à être porteur de tolérance et d'intégration. Au-delà des intérêts de partis, au-delà de toute idéologie politique, au-delà des menaces de la criminalité organisée, qui dans ces lieux hélas, a beaucoup d'incidence.

Toutes les histoires peuvent être racontées sous divers angles. On a écrit sur Rosarno pour dénoncer des situations objectivement défectueuses à l'égard du monde des travailleurs étrangers. Nous avons choisi d'écrire sur Rosarno pour raconter ce que les habitants de cette ville et en grande partie les jeunes, cherchent à mettre en place dans la vie quotidienne, sans faire tant de bruit, chaque jour en partageant ce qu'on a et ce qu'on est avec les plus malheureux.

Ecris un commentaire
2 commentaires
15/09/2016 08:03:07 - ramoi

l'articolo manca dell'anno cui e stato scritto , si ricordano solo avvenimenti recenti di cronaca fuori contesto...... Era utile in censimento con i numeri di tutto l'impegno formativo e sociale esercitato inclusa l'emancipazione femminile promossa.... Non guastava sapere le vocazioni maschili e femminili qui avvenute dal 1945 , frutto di un sapiente apostolato .

03/02/2010 - lucia

Sono contenta di leggere come a Rosarno la gente stia reagendo a quanto accaduto. Il bene fa sempre meno rumore.


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