Gabon: à Oyem il y aura bientôt une nouvelle école primaire grâce à un projet des FMA

Gabon: à Oyem il y aura bientôt une nouvelle école primaire grâce à un projet des FMA

Oyem (Gabon). Au Gabon il y a une ville, comme beaucoup en Afrique, qui est en même temps très riche et très pauvre. Riche parce que son sous sol est plein de ressources, pauvre parce que les ressources de ce lieu ne sont pas accessibles aux gens qui habitent cette terre depuis des générations. La plus grande partie de la population vit de l'agriculture et bien que l'instruction soit obligatoire beaucoup d'enfants en sont exclus. Dans cette ville la coopération internationale est la sève vitale pour la population et c'est là justement que grâce à l'aide apportée par les microéconomies aux projets de développement, que s'ouvrira bientôt une école élémentaire gérée par les FMA.

Oyem avec ses 50 000 habitants est considérée comme la quatrième ville du Gabon. Située en pleine zone équatoriale, à plus de 600m d'altitude, à la frontière entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale, cette petite ville jouit d'un climat frais et humide qui fait de l'agriculture la première ressource économique de la population, tellement que beaucoup de familles tirent du travail féminin dans les plantations, leur unique source de subsistance.

L'Institution scolaire est en crise. Bien qu'étant obligatoire, les écoles à Oyem n'arrivent pas à accueillir correctement les nombreux élèves qui devraient la fréquenter. La moyenne du nombre d'enfants par classe est de70/80 élèves. Des classes aussi nombreuses sont un obstacle pour apprendre, spécialement pour ceux qui sont plus fragiles, et ne permettent pas le déroulement des cours de façon sereine. En conséquence, respecter le programme didactique est impossible et le retard scolaire est très élevé.

Même dans les écoles catholiques la situation n'est pas meilleure : Elles sont obligées de travailler à double tour, ce qui signifie des horaires réduits, du matériel didactique insuffisant et un double travail pour les enseignants.

Vu la demande croissante ces dernières années, on a vu surgir ici ou là des écoles privées souvent nées avec un seul objectif: le profit. Elles naissent dans des appartements ou des maisons privées et n'ont pas la moindre compétence professionnelle ni l'expérience dans le domaine éducatif.

Projet des FMA. Cette situation dramatique n'a pas laissé les FMA du lieu indifférentes lesquelles ont mis au point un projet pour ouvrir une école élémentaire capable d'accueillir 240 élèves. Selon les devis d'une entreprise du lieu, une école de six classes avec les locaux administratifs, le bloc sanitaire et le terrain de jeux couterait environ 223 mille euros. Un prix bien élevé pour une communauté de cinq sœurs qui essaie de réaliser ce projet grâce aux « micro financements », à la solidarité de la Province et à la Providence ». Une fois terminée, l'école accueillera aussi les enfants des filles mères qui sont déjà suivies par la communauté FMA.

Grâce à la validité de ce projet, les provinces Italiennes ont décidé de le soutenir par leur solidarité et invitent tous ceux qui le peuvent à participer par un don petit ou grand.

Pa seulement cette école! les FMA en 25 ans ont fait du chemin. La première mission salésienne à Oyem remonte à 1984 et représente jusqu'à maintenant l'unique présence religieuse féminine de l'endroit. A leur arrivée, elles ouvrent un patronage et une bibliothèque, le premier est destiné aux enfants et la seconde est ouverte aux jeunes qui n'ont pas d'argent pour s'acheter les livres scolaires.

En 1987, elles commencent un cours de coupe couture pour les jeunes femmes, lequel après sa transformation en « Centre d'apprentissage et des métiers », et avec l'ouverture de nouveaux cours en 2007, devient un « Centre de formation professionnel ». Grâce à ces transformations, les jeunes élèves du Centre peuvent accéder aux examens d'Etat et avoir un diplôme. C'est un passage important pour celles qui proviennent de classes plus ou moins défavorisées et qui maintenant gagnent 70 € par mois. En 1993, grâce à l'aide de la Coopération française on construisit une maison d'accueil pour les jeunes qui fréquentent les différentes écoles de la ville, une structure nécessaire parce que l'Etat du Gabon en assignant des places à l'école ne tient pas compte du lieu de provenance des élèves et souvent ceux-ci doivent aller dans une autre ville. Ce transfert outre le coût trop élevé pour les familles, expose souvent les jeunes à des risques d'exploitation, de travail et pas seulement, de la part des familles qui les logent, ce qui représentent un autre obstacle pour la poursuite des études.

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1 commento
29/02/2012 - Sr Benedicte Pitti

Mi rallegro molto per questa bella notizia! Con 8 ragazze del VIDES ho avuto la fortuna di vivere un mese a Oyem nel 2004, con sr Leen Mestdagh, le aspiranti e postulanti ... Un ricordo "di paradiso", sempre vivo ! Preghiamo con tutto il cuore per questo progetto, per i futuri allievi, le insegnanti !....


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