Salon du livre : la ministre Cécile Kyenge, présente à la remise des prix au concours de langue maternelle.

Salon du livre : la ministre Cécile Kyenge, présente à la remise des prix au concours de langue maternelle.

Turin (Italie).  Le 20 mai,  au “Pavillon 3 Régions Piémontaises du Salon du Livre”, à l’occasion de la remise des prix du “Concours de langue Maternelle 2013”, les FMA et les laïcs de la région étaient présents.
Le concours  organisé par Daniel Finocchi, est un projet permanent de la région Piémontaise et du Salon du Livre de Turin, qui est destiné aux femmes étrangères résidant en Italie, avec une section dédiée aussi aux femmes italiennes.
Les communautés présentes ont apprécié et participé volontiers à cette invitation, enrichie aussi de la présence en salle, comme hôte d’honneur, du nouveau ministre de l’intégration, Madame  Cécile Kyenge,  laquelle a donné au public toute la force et la profondeur de sa pensée et de son expérience de nouvelle citoyenne, aujourd’hui  représentante du gouvernement. Voici ce que la ministre a transmis aux participants : « Les choses peuvent changer sans hurler ; la réponse la plus forte doit venir de la société civile et du pays. Il existe une Italie accueillante, qui entend faire de la relation avec l’autre une occasion : la ressource concrète pour commencer un changement culturel.
Le « Concours de Langue Maternelle 2013 », qui depuis 9 ans laisse s’exprimer les femmes étrangères qui vivent en Italie, est un espace de découverte et de confrontation qui s’occupe de l’immigration dans une perspective culturelle. La rencontre de ces années fréquentée par des gens ordinaire, est le signe du changement du Pays qui s’intéresse aux histoires des personnes, aux histoires humaines, aux visages. J’ai beaucoup marché, ma vie est un chemin ; je marche au milieu des gens et aujourd’hui encore si je suis là avec un rôle, je me sens de votre côté au milieu des gens ordinaires. Aujourd’hui j’avais beaucoup de rendez-vous, mais j’ai voulu arriver de bonne heure au Salon, parce que je voulais tout sentir : le climat, les différences de tant d’expressions présentes. Etre ici m’a reportée un peu en arrière, quand moi aussi j’ai dû et j’ai voulu apprendre l’italien, parce que je savais que la langue est toujours un instrument très important : quand on sait parler la langue du Pays où l’on est , quand on sait s’ exprimer  et penser  dans cette langue, alors on sent que le Pays est nôtre, c’est une ressource ! Et les femmes sont capables de cela. 
Le rôle féminin est très important : c’est celui de tisser, de coudre, d’avoir en soi une élasticité intérieure, capable de laisser derrière soi les affections, la culture et arriver dans un Pays où il faut tout réinventer, il faut construire de nouveaux contextes et ensemble avec le pays d’accueil, créer une nouvelle convivialité.
Les femmes sont protagonistes de ce parcours et je crois qu’il faut les soutenir, rester à leurs côtés, leur donnant surtout des instruments pour que cela se réalise, une opportunité pour sortir de l’isolement ; une opportunité pour se sentir protagoniste aussi du changement de leur vie, mais surtout il faut créer avec elles une société basée sur les droits de l’homme, sur les personnes, sur les citoyens sans aucun adjectif… »
Les participantes sont retournées à la maison enrichies des paroles de la Ministre Cécile Kyenge et avec le désir de partager et de raconter ce qu’elles avaient entendu  pour transformer en vie les diverses réalités.
 

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